Thierry Chastan : Le développement durable consiste à préserver l’avenir des générations futures en conciliant performance économique, respect de l’environnement et équité sociale.
En entreprise, le développement durable est à la fois un concept de management du progrès et un puissant outil de résolution de problèmes ; il concilie -ou réconcilie- les valeurs du dirigeant avec sa stratégie ; il replace l’Homme au coeur de l’entreprise. Et en toute liberté car, contrairement à d’autres méthodes de gestion du progrès ou d’autres référentiels de gestion de la qualité, il n’impose rien d’autre que ce que vous voulez vous imposer à vous-même !
T.C. : Il fait la synthèse entre économie, environnement et social, ce qui en fait effectivement un concept utilisable par tous.
Par un entrepreneur écologiste qui a compris que l’environnement au prix d’un coût économique insupportable et entraînant une casse sociale n’est pas durable… Par un entrepreneur économiste qui a compris que le modèle de développement économique qui oublie le social et l’environnement n’est pas durable… Par un entrepreneur citoyen qui a compris que l’amélioration du social et de l’environnement doit composer avec le réalisme économique…
T.C. : C’est justement l’intérêt du concept : contrairement à des écoles de pensée, également respectables, qui prônent la décroissance, le développement durable intègre le développement.
Mais un développement optimisant les trois piliers : économique, social, environnemental. Or, le développement me semble indispensable pour une entreprise qui veut “durer“. D’abord pour des raisons économiques : les charges augmentant mécaniquement, le chiffre d’affaires doit suivre ; ensuite, parce que c’est bien plus motivant de travailler dans une entreprise qui se développe, que l’on soit dirigeant, conjoint, associé, salarié. Imaginez une entreprise dont le projet est de stagner…
T.C. : C’est une méthode qui permet d’accompagner le progrès, sur les trois piliers, à la vitesse et dans le sens que le chef d’entreprise veut lui donner.
Le développement durable est donc compatible avec toutes les démarches éventuellement déjà intégrées par le chef d’entreprise : agriculture biologique, intégrée ou raisonnée, Qualibat, certification, label, charte distributeur, Iso 14001…
T.C. : Non, justement, je dirais même : si vous en avez assez de subir la réglementation, pratiquez le développement durable. Vous commencerez par défi nir votre vision de votre entreprise à 5, 10, 15 ans, une vision basée sur ce que VOUS voulez. C’est d’abord un projet stratégique, même à l’échelle d’une très petite entreprise.
Combien de dirigeants peuvent-ils formuler, en une phrase, leur politique générale ? Certes, il y a d’autres méthodes pour la formuler. Mais le concept me paraît intéressant car, tout comme les normes ISO, il donne une méthode mais n’impose rien, à part de vouloir progresser.
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