LE WEB MAG
DES GESTIONNAIRES
14/10/2011

Expedia condamné à payer 400 000 euros



Chronique de Christian Barbaray, PDG d'Init. Le tribunal de commerce de Paris vient de condamner les sociétés du groupe Expedia à payer près de 400 000 euros de dommages intérêts au Synhorcat (syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et




Chronique de Christian Barbaray, PDG d'Init. Le tribunal de commerce de Paris vient de condamner les sociétés du groupe Expedia à payer près de 400 000 euros de dommages intérêts au Synhorcat (syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs).

barbaray_400
Christian Barbaray

Il leur a été demandé de modifier certaines pratiques et informations présentes sur leur site, du fait de leur caractère trompeur. « Le Synhorcat est fier d'avoir porté ce dossier qui profite à l'ensemble de la profession », a déclaré Didier Chenet président du syndicat. « Avec un tel jugement, l'e-commerce s'interdira un certain nombre de pratiques. »

Les sociétés de réservation en ligne Expedia, Hotels.com ainsi que le site d'opinion Tripadvisor ont été condamnés à verser au Synhorcat 134 955 euros au titre du préjudice commercial et 150 000 euros au titre de l'atteinte portée aux intérêts collectif de la profession.

En outre, l'Hôtel de la place du Louvre, à Paris et le château de Guilguiffin, à Landudec dans le Finistère, qui se sont joints à l'action du Synhorcat, se voient allouer des dommages et intérêts au titre du préjudice commercial qu'ils ont personnellement subis : respectivement 60 000 et 23 000 euros.

Des informations mensongères

Outre ces condamnations pécuniaires, les opérateurs ont été condamnés à modifier certaines mentions figurant sur leurs sites. En effet, les mentions « aucune chambre n'est disponible aux dates sélectionnées » sur www.expedia.fr ou encore « l'hôtel n'est pas disponible aux dates que vous avez choisies » sur www.hotels.com constituent des pratiques commerciales trompeuses. Par conséquent, ces mentions litigieuses doivent disparaître des sites dans un délai de 15 jours.
De même, les informations promotionnelles figurant sur les sites de Tripadvisor, Expedia et Hotels.com constituent aussi des pratiques commerciales trompeuses qui doivent disparaître dans les mêmes délais.




Un jugement salué par le secrétaire d'Etat

« Ces sociétés ont compris qu'on ne pouvait pas faire n'importe quoi et que le droit s'appliquait sur internet » précise Christophe Paluel-Marmont, premier vice-président du Synhorcat. 
« Depuis quatre ans, le Synhorcat se battait pour que les informations sur les hôtels soient transparentes et ne portent pas préjudice aux consommateurs et aux professionnels. L'information sur internet devenant prépondérante, il est fondamental qu'elle soit fiable pour tous les acteurs économiques et les internautes » ajoute-t-il. 


Le jugement a été salué par Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État au Tourisme. Ce dernier avait d'ailleurs demandé aux services de la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) de réaliser une enquête approfondie dans ce secteur.
De son côté, dans un communiqué de presse, Expedia déclare prendre acte de la décision rendue le 4 octobre par le tribunal de commerce de Paris qui accède à la demande du Synhorcat de faire cesser certaines pratiques commerciales de plusieurs acteurs de sites de réservation en ligne.


Christian Barbaray est président directeur général de la société Init. Il entretient également son blog : blog.init-marketing.fr.



A LIRE AUSSI
Commentaires(0)
|  pour pouvoir poster un commentaire