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21/12/2011

J.-L. Léonard : « Eviter que les campings ne deviennent des bidonvilles »



En présentant ce texte de loi relatif aux habitats légers de loisirs et à l'hébergement de plein air, le député de Charente-Maritime, Jean-Louis Léonard, souhaite apporter des solutions simples aux problèmes de pratique résidentielle dans les campings.




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Quelles sont les grandes lignes de votre proposition de loi ?

Il y a trois grands piliers à cette loi. Le premier répond à notre souci de mettre de l'ordre dans la relation entre les gestionnaires de campings et les propriétaires de mobil-homes résidentiels. Jusqu'alors, rien ne régissait vraiment ce type de locations. Deuxième chose, nous souhaitions permettre aux maires d'avoir un contact direct avec ces habitations. Ils pourront dès lors s'assurer de l'exactitude des déclarations d'emplacements des gestionnaires. Et, sur le plan fiscal, cela leur permettra de mieux discerner le locatif du résidentiel dans le calcul de la taxe de séjour. Aujourd'hui, il n'y a aucun contrôle de la sorte. Il n'est, par exemple, pas équitable qu'on paie une taxe quand on loue un studio et pas du tout quand on loue un mobil-home.


Quid du contrôle de la pratique résidentielle ?
C'est le troisième pilier de cette loi. L'objectif, c'est d'éviter que certains campings ne se transforment en bidonvilles. Les habitats qu'on trouve sur les campings ne peuvent être des résidences permanentes.


Or, certaines personnes n'ont d'autres choix. D'où la colère des associations de lutte contre l'exclusion par exemple. Que répondez-vous à cela ?

Je ne suis certes pas étranger à ce débat. Mais l'interprétation qui est faite du texte par ces associations est tendancieuse. Déjà, les chiffres sont faux : comment peut-on dénombrer autant de personnes (1) quand on sait que 80 % des campings sont fermés en hiver ? Je suis également surpris que ces associations défendent un habitat comme le mobil-home. C'est insalubre, on ne peut pas tolérer cela. Cela peut dépanner oui, mais on ne peut pas y résider de manière permanente.


Que pensent les gestionnaires de campings de votre texte ?
Le texte a été élaboré en accord avec eux. Avec les propriétaires de mobil-homes, la FNHPA, les associations de consommateurs, etc. La concertation a été large pour atteindre un équilibre qui satisfasse au mieux chacune des parties. Je rappelle que la proposition de loi a été votée à l'unanimité, ce n'est pas rien.

(1) 70 000 à 120 000 personnes selon les 35 fédérations et associations nationales de lutte contre la pauvreté et l'exclusion qui composent le collectif Alerte-Uniopss et l'association nationale des gens du voyage. La fondation Abbé Pierre, quant à elle, avance le chiffre de 85 000 personnes obligées de se loger dans des habitations de fortune : cabane, construction provisoire, personnes vivant à l'année en camping ou en mobil-home, etc.


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