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23/12/2011

Justice. Le Tropicana assigné en justice



Dénonçant les nouveaux contrats d'occupation et nouveaux tarifs imposés par les gestionnaires du camping du Tropicana, en Vendée, 67 propriétaires de résidences s'en remettent à la justice.




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Assignation est faite. Le camping 4* Le Tropicana, de Saint-Jean-de-Monts, en Vendée, est assigné devant le juge des référés du tribunal de grande instance des Sables-d'Olonne, le 9 janvier 2012. Un recours à la justice que viennent de formuler les 67 propriétaires de campings et de chalets qui, jusqu'alors, utilisaient sans souci leurs emplacements au Tropicana. La raison de cette ire ? Elle est multiple, mais se concentre essentiellement sur la rédaction de nouveaux contrats d'occupation et la présentation des nouveaux tarifs.

Une augmentation des tarifs « abusive »

Réunis en collectif, les propriétaires dénoncent le caractère abusif des conditions juridiques du contrat qui leur est imposé depuis l'arrivée des nouveaux propriétaires, M. et Mme Le Berre en janvier 2011. Dans le détail, plusieurs choses coincent : l'augmentation, estimée « abusive » par les propriétaires, des tarifs (en 2012, le tarif pour un mobil-home est passé de 2180 euros à 2280 euros, et à partir de 2012 sera compris entre  2480 et 3200 euros en fonction de la superficie de l'emplacement), la nouvelle durée du contrat qui passe de onze mois à neuf mois (le camping étant fermé le reste du temps), l'autorisation de la sous-location sous la seule condition d'une contrepartie financière au camping (35% du loyer perçu par le propriétaire devrait être ainsi rétrocédé aux gestionnaires), l'obligation d'un nouveau propriétaire de s'acquitter de 1500 euros (à destination des propriétaires) lors de l'achat d'un mobil-home sur le terrain du Tropicana, la taxe de 4 euros imposée pour chaque visite, l'obligation du port d'un bracelet serti, etc.

Des propriétaires « pris pour des pigeons »

« Tout cela est très abusif voire illégal, commente Bertrand Salquain, avocat des propriétaires. Les propriétaires se sentent pris pour des pigeons. Il y a quelques années, quand ils ont décidé d'acheter leurs mobil-homes et de les installer au Tropicana, ils ont été accueillis à bras ouverts. Aujourd'hui, on leur fait subir des augmentations hallucinantes, en plus de payer l'eau, etc., ils n'ont pas le droit de sous-louer ou alors il leur faut reverser une commission, ils ne peuvent plus inviter leurs amis sans leur faire payer la visite, etc. Cela va trop loin. » Joints par la rédaction, les propriétaires du Tropicana ainsi que leur avocat n'étaient pas disponibles à l'heure de l'écriture de ces lignes.


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